Pourquoi ce blog?

  • Sylvia Da Luz
  • le blog d'ayaquina
  • Pourquoi ce blog? Mon rêve est de devenir écrivain. Mais un écrivain n'est rien sans un lecteur. C'est pourquoi je voudrais partager avec vous des aventures qui, j'espère, vous feront voyager autant que moi lorsque je les ai écrites..

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 09:23

 

 

Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais je voudrais tout de même répondre a une poignée de questions palpitantes que je suis sûre vous vous posez (mais si, mais si…) Pourquoi j’écris ? Pourquoi du fantastique ? Et où étais-je cachée pendant tout ce temps-là ? qu'est ce que c'est que cette histoire de grenouilles? ahah !

 

Dans ma jeunesse, j’écrivais des choses plutôt dures, tristes ou mélancoliques. Ou bien je peignais, lorsque je ne supportais plus le poids des mots. Puis en grandissant, j’ai arrêté d’être mélancolique (je n’avais plus le temps), alors finalement, j’ai arrêté d’écrire.

Jusqu’au jour où j’ai décidé de  mettre ma carrière professionnelle entre parenthèses pour m’occuper de ma fille qui venait de naître. Alors, entre deux biberons, j’ai écrit un roman. Sans y croire vraiment, juste comme ça pour voir ce que ça allait donner… En fait, je voulais transmettre plein de choses à ma fille, mais pas sur un ton intime, pas sur ce ton qui met mal à l’aise lors de certains tête-à-tête entre parents et enfants.

Je voulais écrire quelque chose de joyeux. Qui me ramène vers l’enfant qui était en moi, pour me rapprocher de l’enfant que je venais de mettre au monde.

Une aventure, pourquoi pas ? Comme dit Fernando Pessoa, la littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. En tout cas, la notre, celle de tous les jours, qu’on perd en gagnant sa vie, en étant obligés d’être sérieux et raisonnables pour se fondre dans la société. Et qui nous fait dire des choses horribles à nos enfants comme : Quand est-ce que tu vas grandir ! Arrête de faire des bêtises… (mais non, chers enfants, ne nous écoutez pas lorsqu’on dit ce genre d’âneries ! Surtout ne grandissez pas trop vite et arrêtez d’être raisonnables pour faire plaisir à vos parents !)

Et voilà comment de fil en aiguille,  j’ai choisi d’écrire pour les enfants, grands ou petits, ou les adultes qui comme moi on gardé l’envie de vivre des aventures pour s’évader de ce monde trop raisonnable.

J’ai réalisé aussi que je n’avais pas envie d’écrire pour moi comme je l’avais fait jusqu’à alors, mais pour les autres. Ainsi est né ce blog.

Lorsque j’ai posté le début « des Gens de l’eau » ( ici même sur ce blog), ma démarche restait un peu floue dans ma tête : j’avais écrit un roman mais je ne savais absolument pas ce qu’il valait, si ça faisait de moi un écrivain. (je vous rassure, cette question n’est toujours pas réglée, mais ça c’est une autre histoire).

Tout naturellement,  il m’est venu l’idée de le confronter au regard d’un éditeur. Un petit éditeur, qui a aimé, et qui m’a dit qu’il pouvait l’éditer mais qu’à son avis le roman méritait mieux, plus grand. Wouhaou. Si je m’attendais à ça !

Toutefois, n’ayant jamais été touchée par la grâce auparavant, je restais méfiante. J’avais raison. Après plusieurs envois aux grandes maisons d’édition, que des réponses négatives ! Quelques bonnes âmes compatissantes m’ont dit que le manuscrit n’avait probablement pas été lu, ou encore que les maisons d’éditions ne se penchaient que très rarement sur les premiers romans d’auteurs en herbe. Certes. C’est sûrement vrai. Toutefois, une petite voix intérieure me soufflait que mon roman pouvait encore largement évoluer avant d’intéresser une grande maison d’édition. Mais pour cela, j’avais besoin d’un regard extérieur qui m’aide à progresser. Entretemps, j’avais pris goût à l’écriture et que je n’avais plus du tout envie de lâcher ce plaisir quotidien. Des histoires n’arrêtaient pas de fuser dans ma tête et je  n’avais plus envie de les faire taire. Mais que faire pour qu’elles deviennent autre chose qu'un tas de feuilles dans un tiroir ?

Le blog a été pour moi un bon moyen d’échange autour de mes romans, ceux des autres, mes projets, les vôtres. Il m’a permis d’extérioriser, de partager ces histoires d’avoir l’impression qu’elles pouvaient un jour intéresser des lecteurs. Mais avouons-le, un blog, ce n’est pas un espace critique. L’endroit ne s’y prête pas. C’est un peu comme si on invitait quelqu’un a venir regarder un album de photos de vacances et qu’il se mettait à dire que les gens qui font notre fierté, sont communs ou même moches, pire, inintéressants. Alors, par politesse, comme notre entourage qui préfèrera l’hypocrisie plutôt que de gâcher une relation (ou risquer de pourrir l’ambiance du futur repas de famille) lorsqu’on n’aime pas le contenu d’un blog, on va le dire du bout des lèvres ou ne pas laisser de commentaire du tout. S’arrêter sur un blog pour écrire un commentaire négatif est presque suspect (on avait le choix de passer notre chemin…). Sauf que du coup, cet espace extraordinairement encourageant qu’est un blog, n’est pas un espace critique et c’est difficile d’avancer sans un retour honnête, qui nous montre nos manques, nos défaillances ; pointer le doigt sur ce qui reste à travailler.

Alors je me suis mise à chercher sur le net si un tel endroit existait. Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais, je ne l’ai su lorsque je l’ai trouvé : un espace d’échange de corrections et de regards critiques entre écrivains. Il s’appelle cocyclics et il est peuplé de jeunes auteurs, édités ou pas qui s’échangent des corrections. C’est un espace critique, mais attention ! s’il n’y a pas de complaisance, le ton est toujours cordial et respectueux. Le but reste d’encourager et de faire avancer un auteur, non pas de le plomber. 

Il s’agit d’une mare, où chaque auteur inscrit devient une grenouille. Pourquoi des grenouilles ? Je ne sais pas, mais on s’habitue vite au décor, à l’univers qui autant vous prévenir, ne concerne que des auteurs de science fiction, fantasy ou fantastique. Le principe est simple, il s’agit d’un échange de bêta-lectures : je bêta-lis un texte ou une nouvelle, je suis bêta-lu en retour. N’est-ce pas magnifique dans un monde où tout se monnaye ?

Si vous voulez en savoir plus, allez voir par vous-même à cette adresse. http://tremplinsdelimaginaire.com/cocyclics/phpBB3/index.php Lisez un peu à droite à gauche, si vous avez envie de comprendre, mais si vous voulez vous y inscrire, surtout, n’oubliez pas de vous présenter dans la rubrique appropriée, sous peine de vous faire modérer d’office. La mare brasse énormément de monde et pour que ce ne soit pas la jungle (ben, oui, c'est une mare), il faut un minimum de règles.

Et pour les autres, ceux qui n’écrivent pas dans ce genre littéraire, un nouveau forum a ouvert ses portes sur le même principe : http://co-lecteurs.bboard.it/index.php

Il accepte tous les genres littéraires, alors si vous avez envie de réfléchir à votre écriture, ou encore d'apporter votre savoir faire à des auteurs débutants, n’hésitez pas à participer à ces forums.

La prochaine fois, je vous ferai un résumé de mon parcours sur cocyclics et de ce que ça m’a apporté sur le plan humain et de l’écriture.

Je vous donnerai aussi des nouvelles des Gens de l’eau et autres écrits, puisque certains m’ont demandé si mes projets avançaient. Merci à eux, je leur répondrai dans un article complet. A très bientôt !

Par Sylvia Da Luz - Publié dans : fantastique - Communauté : Littérature Jeunesse
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